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400 Jeunes Inventeurs Canadiens Rassemblés à Fredericton pour Dévoiler Leurs Créations

« Concrètement, ce que j’ai ici, c’est un réacteur à fusion nucléaire ». Ce n’est pas un ingénieur d’une centrale qui présente son invention, mais bien un jeune élève qui participe, comme les 390 jeunes scientifiques en herbe de partout au pays, à l’Expo-sciences pancanadienne, qui se termine vendredi à Fredericton.

Je peux charger un téléphone, un ordinateur portable, et potentiellement le monde! . Car ces jeunes inventeurs voient grand, très grand, à l’image du talent des élèves de la 7e à la 12e année qui présentent leurs projets de programme d'études en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM).

Des inventions utiles au quotidien

Au total, 339 travaux dans les domaines de la santé, des sciences de l'environnement, de l'ingénierie, de l'informatique, sont exposés à Fredericton depuis le 31 mai.

Il faut dire que ce sont les esprits les plus brillants du Canada , qui sont réunis dans la capitale néo-brunswickoise comme aime à le rappeler Dominic Tremblay, consultant et responsable des services en français et de la remise des Prix à l'Expo-sciences pancanadienne.

On cherche la créativité, l’ingéniosité, des choses qu’on n’a jamais vues , souligne Dominic Tremblay.

On est en train de former une génération qui ne fait pas juste apprendre les sciences en lisant des livres, mais qui s’implique et veut changer le monde , ajoute-t-il.

Car les inventions de ces jeunes génies se veulent utiles pour le quotidien. C’est le cas du projet d’Arielle Gallant, élève de 8e année à Fredericton . Elle a inventé un petit clavier pour écrire en braille. Une invention destinée aux personnes ayant un handicap visuel et qui ont des petites mains, comme les enfants.

Un outil de poche, imprimé en 3D, qui paraît simple à première vue, mais qui peut améliorer la vie de nombreuses personnes. « J’ai été inspiré par mon cousin Oscar, qui a 5 ans, qui a un handicap de la vue depuis sa naissance », raconte Arielle Gallant.

L'adolescente de 14 ans a de l'ambition, et espère construire de nombreuses versions de sa machine, et élargir le public cible.

Les technologies que nous avons tout de suite sont très grosses, très dispendieuses. Tandis que ce qu'elle a développé, c'est très petit, très facile , commente, impressionnée, Jennie Duguay, une enseignante en visite à l’exposition jeudi.

« Sauver des vies »

Si ces inventions sont parfaitement ancrées dans le réel, certaines semblent sortir d’un film de science-fiction de superhéros.

Comme cette main robotisée nommée Flex , qui ressemble à s’y méprendre à l’armure d’ Iron Man .

Cette main qui suit et imite en temps réel le mouvement des doigts d’une personne sort tout droit de l’imaginaire de Matéo, un jeune Québécois de 17 ans.

Une caméra calcule la distance entre les articulations et la main robotique et transmet les informations à cette dernière. Il n’y pas besoin de liens physiques, comme des fils ou des gants.

Pour démontrer que ça fonctionne, j'ai donné l'accès à la caméra à mon cousin qui vit en Ontario, et il pouvait contrôler la main robotisée depuis l’Ontario jusqu'à Québec comme si c'était sa vraie main devant moi , explique le jeune inventeur.

Ma main peut être utilisée pour accomplir des tâches trop dangereuses comme désamorcer une bombe ou encore faire de la chirurgie. Elle peut être utilisée pour sauver des vies!

Avec des informations de Michèle Brideau

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