Après avoir connu une période de décroissance en 2023, la première depuis une génération, l’économie de Québec aurait rebondi en 2024. Or, il est impossible de le confirmer avec certitude, puisque les données ne sont plus colligées par la même organisation.
La
solide performance
de la région métropolitaine de Québec (RMR) en 2024 est attribuable à
l’attractivité de son écosystème d’affaires
, claironne Québec International dans sa plus récente étude
Bilan et perspectives
.
Le document fait état d’une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 2,9 % pour la région, alors que la moyenne canadienne s’établit à 1,5 %.
Les villes d’Edmonton et de Calgary, en Alberta, mènent tout de même le peloton au chapitre de la croissance économique au pays.
Il s’agit d’un revirement de situation important pour Québec, seule grande ville canadienne à revendiquer une décroissance de son économie en 2023 .
Des
divergences
Or, Québec International précise dans son bilan pour 2024 que les comparaisons avec ses publications antérieures sont difficiles, puisque les données ne sont plus produites par le Conference Board du Canada (CBoC).
C’est désormais la firme Oxford Economics qui a le mandat de compiler les statistiques aux fins de l’étude Bilan et perspectives .
Québec International admet que des
divergences peuvent être observées par rapport aux données ou aux tendances
publiées par le CBoC sur le produit intérieur brut de la RMR de Québec.
Pour 2024, l’évaluation de la croissance du PIB de Québec par le CBoC est 6 fois moins élevée que celle d’Oxford Economics, ce qui place la capitale en queue de peloton au pays.
Dans son rapport détaillé, le Conference Board du Canada note que l’économie
atone
de Québec a
stagné
en 2024, relevant notamment une
contraction
des secteurs de l’assurance et de la finance.
Un portrait plus
complet
Dans son bilan pour 2023, Québec International indiquait déjà que les données d'Oxford Economics, contrairement à celles du Conference Board du Canada (CBoC), reflétaient une croissance du PIB dans la capitale.
Par
souci de transparence
, l'organisme avait tout de même choisi de conserver les données du CBoC pour être cohérent avec les années précédentes.
Cette fois, aucune statistique pour la RMR de Québec produite par le CBoC n'apparaît au bilan de 2024.
La nouvelle source de données offre un portrait beaucoup plus complet
, assure Émile Émond, économiste principal à Québec International.
Dans son rapport, Québec International mentionne que les statistiques d’Oxford Economics sont mises à jour plus fréquemment que celles du Conference Board du Canada, en plus d’offrir des
scénarios climatiques
et des
périodes de projections plus longues
.
Émile Émond admet qu’une
importante différence
saute aux yeux à la lecture des chiffres produits par les deux firmes, mais selon lui, elle reflète surtout
la difficulté d’avoir des données de qualité pour bien mesurer ce qui se passe dans l’économie
.
La vérité est probablement entre les deux
, justifie M. Émond.
Hausse des dépenses
Oxford Economics montre du doigt la hausse des dépenses de consommation pour expliquer la bonne performance de l’économie de Québec en 2024.
La relance de l’industrie touristique continuerait aussi à profiter aux entreprises qui évoluent dans les domaines de l’hébergement et de la restauration.
Le cabinet du maire Marchand n’a pas souhaité commenter les données sur le produit intérieur brut (PIB) de Québec.
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